
18 février 2026 – Les journaux du groupe TA-Media font état aujourd’hui sur l’engagement de Woodwork AG dans l’énergie solaire et des obstacles réglementaires qui limitent – pour l’instant – le commerce local de notre électricité solaire excédentaire.
Malgré la révision de la loi sur l’approvisionnement en électricité, qui vise à promouvoir les communautés électriques locales (CEL) depuis janvier 2026, les producteurs locaux se heurtent à des obstacles juridiques. Un exemple : l’installation photovoltaïque de Woodwork AG produit un surplus annuel de 800 000 kilowattheures, ce qui est suffisant pour alimenter 150 à 180 foyers en électricité solaire.
Le directeur de Woodwork, Christoph Ruch, souhaite vendre cette électricité à bas prix à son voisinage immédiat. Depuis janvier 2026, la loi révisée sur l’approvisionnement en électricité autorise certes la création de communautés locales d’électricité (CEL).
Ceux-ci doivent permettre de vendre directement l’électricité produite localement au voisinage à des conditions plus avantageuses. L’objectif est de désengorger les réseaux publics d’électricité en consommant l’énergie là où elle est produite.
Dans le cas de l’entreprise Woodwork, ce modèle se heurte toutefois à une disposition réglementaire spécifique : le commerce d’électricité au sein d’un CEL n’est autorisé que si tous les participants se trouvent au même niveau de réseau. En raison de la taille de son installation, Woodwork AG est raccordée au réseau moyenne tension – niveau de réseau 5 ou NE5.
Cependant, les clients potentiels dans le voisinage immédiat, tels que les ménages ou les petites entreprises, achètent leur électricité sur le réseau basse tension – NE7. Bien que l’électricité puisse physiquement circuler sans problème et sans infrastructure supplémentaire entre ces niveaux, la loi interdit la vente directe au-delà de ces limites de réseau.
Christoph Ruch commente :
« Nous disposons de notre propre poste de transformation et nous sommes également sur NE7 du côté de la distribution et de l’alimentation. Dans notre exemple, il s’agit donc vraiment d’une question purement tarifaire. L’ElCom a également dû l’admettre ».
Alors que les entrepreneurs concernés parlent d’une « anomalie réglementaire » qui freine la transition énergétique, les espoirs reposent désormais sur les politiques. Une motion déposée au Conseil national demande la suppression de la limitation au même niveau de réseau. Toutefois, des années peuvent encore s’écouler avant une éventuelle mise en œuvre.
Un commentaire d’une lectrice sur l’article du « Bund » permet de comprendre les différences :
- Les ménages sont raccordés au niveau de réseau 7 (NE7) (basse tension)
- Woodwork AG est raccordé au niveau de réseau 5 (NE5) (moyenne tension)
Un ménage situé au niveau de réseau NE7 est autorisé à créer une CEL (communauté électrique locale). Il a deux possibilités pour cela : Soit ses clients CEL sont tous accessibles via le même niveau de réseau NE7 (pas besoin de transformateur). Il bénéficie alors d’une réduction de 40 % sur le tarif du réseau.
Deuxième possibilité : il peut également utiliser le niveau de réseau NE5 pour atteindre des clients plus éloignés. Le flux de courant se déroule alors comme suit : NE7 (producteur ménage) > Transformateur > NE5 > Transformateur > NE7 (consommateur entreprise). Dans cette variante, la LEG bénéficie encore d’une réduction de 20 % sur le tarif du réseau.
Woodwork alimente directement NE5. Pour alimenter les clients sur NE7, il n’utilise qu’un seul transformateur, contrairement à l’exemple ci-dessus. Donc NE5 (producteur) > Transformateur > NE7 (consommateur). Il s’agit donc d’une solution techniquement plus simple, et pourtant elle est interdite.
En résumé : Les ménages peuvent utiliser NE5 pour une LEG, une entreprise commerciale ne le peut pas. Alors que le département du conseiller fédéral Rösti prêche pour un développement massif des énergies renouvelables, on continue à mettre des bâtons dans les roues des innovateurs de la base.
Détails sur l’installation de stockage par batterie dans l’article « Woodwork AG donne le ton pour la transition énergétique avec un grand stockage par batterie ».
Bâtiment d’usine Woodwork avec panneaux photovoltaïques sur les toits et les façades.
Vous pouvez lire l’article original non abrégé de Ramon Cunz avec des photos de Raphael Moser sur le site site web du journal « Der Bund.